1.Débuts d’une nouvelle vie littéraire et procrastination de compèt’

Ecrit par Miss Caustique
Commencer un défi d’écriture, c’est un peu comme décider d’arrêter le sucre : l’intention est pure, la mise en pratique… nettement moins héroïque.
J’avais promis du sérieux, de la régularité, presque une discipline monastique.
Spoiler : on va déjà revoir nos ambitions à la baisse.
Mais puisque la vie adore me mettre des bâtons émotionnels dans les roues, autant en faire du compost littéraire.
Parés ? Moi pas certaine, mais c’est parti !
La vérité, c’est que la semaine dernière, je me voyais déjà en mode #viedartiste #challengeréussi.
Et à la place, je me suis offert une bonne petite déprime des familles : #loser #7jours1pyjama #doublementonforever.
Lundi 8 décembre.
Une date magnifique pour commencer un défi d’écriture… que j’étais officiellement censée commencer le 1ᵉʳ.
On a connu pire comme retard : j’ai déjà attendu des dates qui ne sont jamais arrivées, alors huit jours… c’est presque une victoire personnelle.
À la base, je devais me présenter :
“Bonjour, je suis Miss Caustique.”
J’ai pas eu le cran de mettre mon vrai nom. J’assume déjà difficilement ma psychorigidité, mes pensées tordues et ma bipolarité chez le psy… alors sur Internet, restons humbles.
Bref.
J’avais prévu de commencer le 1ᵉʳ décembre, mais j’ai eu un contretemps.
Un contretemps émotionnel.
Pour éviter l’étiquette “procrastinatrice”, j’ai demandé à ChatGPT de me diagnostiquer un TDAH imaginaire.
Mauvaise pioche : il m’a même pas fourni l’excuse officielle.
Alors je lui ai parlé de mes peines de cœur, et là, il s’est ravisé l’engin.
Je n’ai pas procrastiné : j’ai guéri.
C’est scientifique. Ah oui oui !
La vérité, c’est que la semaine dernière, je me voyais déjà en mode #viedartiste #challengeréussi.
Et à la place, je me suis offert une bonne petite déprime des familles :
#loser #7jours1pyjama #doublementonforever.
Tout ça pour un mec.
Une histoire d’une semaine sur applis.
Mais y a pas de petites peines, hein. Les coachs en développement perso te le diraient :
Si ça compte pour toi, alors ça compte.
Bon. Chez moi, quand ça compte… je mange.
Donc voilà la boucle :
Je suis déprimée → je mange → mon double menton grossit → je retourne sur les applis → je date → on me ghoste → ça me re-déprime → je remange.
Une série culinaire en 10 saisons, et toujours pas de happy ending.
Après le date, évidemment, je raconte tout à ma famille — le bonheur ne vaut que s’il est partagé.
Et eux, ils pensent même pas que le double menton est le seul problème.
Mon frère me dit :
« J’aimerais être une petite souris pour voir ce que tu fais à ton date. Je t’imagine monopoliser la conversation en riant à tes propres blagues. »
Bah écoute, c’était ça ou le silence radio.
La nature a horreur du vide, c’est pas moi qui le dis, c’est la science.
Donc si “hautes aptitudes conversationnelles” = ghosting… très bien.
La prochaine fois, je laisse les mouches gérer la discussion, je bois moins d’alcool, et j’évite les textos comiques envoyés à 2h du matin. Tant qu’à faire.
Franchement, quand on dit que la famille, c’est les amis qu’on n’a pas choisis… on comprend pourquoi.
Donc voilà : lundi 8 décembre.
C’est en célibataire optimiste que j’achève le premier jour de mon défi d’écriture.
Allez. À demain.
De bonne heure, j’en doute.
Mais de bonne humeur… on va essayer.

Ecrit par Miss Caustique
Je suis Miss Caustique, survivante certifiée du chaos et docteure en autodérision appliquée.
Après de multiples déboires, je pratique la résilience comme d’autres pratiquent le yoga (avec moins d’équilibre et bien plus de sarcasme).
Convaincue que l’humour facilite la guérison — et reste le meilleur raccourci vers une version 2.0 de soi, plus vivante, légère et assumée, je vous partage quelques « drôlatiques » expériences de mon crû.
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