27. Maturité émotionnelle : l’art du chaos assumé

Ecrit par Miss Caustique
Être mature émotionnellement, ce n’est pas ne plus faire d’erreurs.
C’est accepter pleinement son imperfection.
Ne s’en aimer que davantage.
Super Lune du 3 janvier en Cancer.
23 h 40.
Et j’entame à peine mon billet quotidien.
Après quelques nuits écourtées sous l’influence des astres
et de décisions très personnelles,
je subis une fatigue d’ampleur exceptionnelle.
J’ai donc décidé de vous parler de maturité émotionnelle.
Celle qui, en 2026, est censée m’inviter à respecter mes limites.
Et à garder une plume ultra concise ce soir.
Je poursuis quand même le challenge :
perdre est ma plus haute limite.
Être mature émotionnellement,
ce n’est pas ne plus faire d’erreurs.
C’est accepter pleinement son imperfection.
Ne s’en aimer que davantage.
En ces premiers jours de l’année, censés donner le ton :
– J’ai interrompu un conflit familial intense
pour aller buller dans la piscine.
C’est parfait.
– Je me suis couchée à 4 h du matin
pour finir une série
entamée le même jour.
C’est parfait.
– J’ai rompu un jeûne de trois jours,
à minuit zéro une,
en avalant sept saucisses d’affilée.
C’est parfait.
– J’ai enchaîné une combinaison mortelle
de trois alcools, pour un dry january modéré.
C’est parfait.
– J’ai expliqué en plein restaurant,
à un quasi inconnu :
« Je ne souhaite pas que ton appendice
s’encastre dans mon appendice. »
C’est parfait.
– J’ai entrepris un bain naturiste strictement amical
afin d’éliminer toute ambiguïté relationnelle.
C’est parfait.
– J’ai mangé ma part de galette des rois
juste jusqu’au santon.
Pour l’avoir, j’ai triché.
C’est parfait.
– J’ai jeté ma bouteille de champagne
dans la poubelle verte.
Ça me fait mal de l’écrire.
Mais c’est parfait.
La maturité émotionnelle, pour moi,
c’est exactement ça.
Savoir s’accepter avec ses failles.
Je suis consciente qu’avec cette définition,
tout serial killer aligné avec lui-même
est potentiellement mature émotionnellement.
C’est contre-intuitif.
Et c’est parfait.

Je suis Miss Caustique, survivante certifiée du chaos et docteure en autodérision appliquée.
Après de multiples déboires, je pratique la résilience comme d’autres pratiquent le yoga (avec moins d’équilibre et bien plus de sarcasme).
Convaincue que l'humour facilite la guérison — et reste le meilleur raccourci vers une version 2.0 de soi, plus vivante, légère et assumée, je vous partage quelques "drôlatiques" expériences de mon crû.
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