29. Danse cosmique avec le cyclone

Challenge d'écriture 2025

Ecrit par Miss Caustique

« Même les plus grands bordels
m’ont un jour sauvée
de la monotonie. »

Un jour, quelqu’un m’a dit :
« Il t’arrive toujours des choses étranges. »

À vrai dire, il m’en arrive tant
que j’ai fini par me demander
si je ne les avais pas provoquées.

À quel point sommes-nous créateurs de nos vies ?

Illustrations.

La pharmacie du ciel
Je me promène dans la capitale un dimanche.
Migraine fulgurante, pas de pharmacie ouverte.
En deux minutes, je tombe sur un copain perdu de vue depuis vingt ans.
Fils de pharmacien.
Qui me dépanne une boîte d’anti-douleurs inespérée.

Hasard ?
Destin ?
Ou simple rappel que Rémi restera premier de la classe, juste devant moi,
pour l’éternité ?

J’ai béni ma chance. Et méprisé Rémi, évidemment.

Service RH de la Providence
Je découvre la vannerie traditionnelle un beau mois de juillet.
J’envisage même de me former.
En août, je me retrouve à dîner avec la représentante de la filière régionale
qui m’ouvre tout son carnet de contacts.

J’ai remercié la Providence
d’avoir déployé des stratégies sophistiquées
pour tenter de me faire bosser.
C’était mal me connaître.
Mais bien tenté.

Mauvais lit, bonne leçon
Hébergée chez un ami,
je me trompe de chambre
et me glisse fortuitement dans le lit de celui
qui deviendra deux ans plus tard mon compagnon.

Sur le moment, je me suis dit :
mince, vraiment pas de chance.

Deux ans plus tard :
si, une chance exceptionnelle quand même.

Avec le recul :
non, la première intuition est toujours la bonne.

À force de synchronicités, j’en viens à penser que tout s’orchestre parfaitement.
Qu’est-ce qu’essaie de me dire l’univers ?
Franchement, c’est pas clair.

Quand on arrive à mobiliser Rémi pour trois cachets,
on peut aussi bien prendre un papier et un crayon, non ?

N’empêche, même les plus grands bordels
m’ont un jour sauvée de la monotonie.

Alors je danse avec les cyclones.

Et j’ai appris une chose essentielle :
pour continuer à briller,
il ne faut jamais déléguer son pouvoir personnel.
À personne.

Ni à un soignant.
Je reste toujours sceptique.
Mais, le jour où j’ai besoin d’une greffe d’organe,
je délègue.
Faut pas non plus être dogmatique.

Ni à un amant.
Même s’il me traite comme une princesse,
je continue d’évoluer en parallèle.
Pas d’excuse avec les nouveaux GPS de précision.

Ni à une voyante.
De la part de quelqu’un
qui a quitté son dernier emploi
suite aux prédictions catégoriques d’une médium,
ça peut sembler culotté.

Je me console en me disant
qu’elle a peut-être simplement su lire
mes aspirations profondes.
Et sinon,
il me reste toujours une carrière prometteuse de pigeon.

Après toutes les péripéties,
racontées au fil de ces quatre semaines
— parfois un peu dark, je vous l’accorde —
je garde solidement le cap.

Toujours plus résiliente.
Positive.
Solaire.
Et décalée.

Pour moi,
la résilience attire la joie.
La joie mène au bonheur.
Le bonheur conduit à l’hôpital psy.

Un cercle vertueux
que je recommande chaudement.

Reste que si tout est écrit,
y a deux ou trois protagonistes
dont il faudra toucher un mot à l’Auteur.

Je suis Miss Caustique, survivante certifiée du chaos et docteure en autodérision appliquée.
Après de multiples déboires, je pratique la résilience comme d’autres pratiquent le yoga (avec moins d’équilibre et bien plus de sarcasme).
Convaincue que l'humour facilite la guérison — et reste le meilleur raccourci vers une version 2.0 de soi, plus vivante, légère et assumée, je vous partage quelques "drôlatiques" expériences de mon crû.

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